Lapin chasseur (Coniglio alla cacciatora) d’Edda



Vous vous souvenez, j’ai profité du salon du blog de Soissons pour interviewer Edda sur la sortie de son premier livre « Un déjeuner de soleil en Italie » aux éditions Altal. Intéressant de l’écouter parler de sa genèse du livre et de sa passion pour la cuisine italienne, non ?

Mais aujourd’hui, c’est moi qui vais vous parler de son livre en toute sincérité et toute subjectivité :-) ! car je l’admire sacrément mon amie du sud !

Le format : un livre de 118 pages et des branches d’olivier en couverture.

Il s’agit d’une initiation à la cuisine italienne à la structure limpide. Dans une première partie, Edda présente les produits de base, ceux les plus fréquemment utilisés et que l’on peut se procurer facilement. A noter qu’en fin de livre, elle nous confie ses bonnes adresses à Paris et à Rome.

Edda prodigue aussi des conseils, des astuces pour décrypter les recettes traditionnelles italiennes histoire de transformer illico presto notre cuisine en cucina italiana.

Enfin, ce livre est conçu comme une invitation au voyage. Edda nous prend par la main et nous conduit tout bonnement sur les lieux où l’on déguste habituellement la recette décrite. Je me suis retrouvée ainsi au bord de mer savourant un carpaccio de bar au fenouil et à l’orange, baignée par un vent tiède et les couleurs d’été. Je suis même allée chez Sylvia, sa belle-maman qui confectionne sous mes yeux avec calme et naturel, des fleurs de courgettes farcies à la mozzarella et aux anchois.

J’apprécie particulièrement les anecdotes, les remises dans leur contexte, les explications de chaque plat qui nous transportent immédiatement et nous mettent en appétit.

Le style est fluide : j’ai vraiment l’impression d’entendre parler Edda. Le phrasé est le même, la jovialité, l’enthousiasme et la bonne humeur transparaissent.

Quant aux photos, elles sont superbes, magnifiquement éclairées et illustrent parfaitement le texte. Edda les a travaillées de la même manière : elles sont sobres, efficaces, le plat est mis en valeur dans son juste contexte. Des photos d’ingrédients et de paysages viennent parachever cette mise dans l’ambiance italienne.

Vous comprendrez que je me suis régalée de bout en bout… mais que je ne pouvais en rester qu’au stade la lecture. Bien des recettes m’inspirent (si ce n’est toutes :-)) mais comme il faut bien commencer, mon choix s’est porté sur la recette du lapin chasseur. En Provence, l’allié du lapin est toujours indéfectiblement le thym. Ici, Edda propose de le parfumer au romarin frais, aux olives noires et aux pignons. Du vin blanc et un trait de vinaigre ont complété les notes plus végétales.

Je dois avouer que c’est après avoir bien fait dorer mes morceaux de lapin que j’ai constaté avec stupeur que je n’avais plus un seul pignon de pin à mettre sous la dent… Grhhhh ! J’ai imaginé les remplacer par des amandes effilées légèrement torréfiées. Toute la famille par l’odeur alléchée s’est retrouvée dans la cuisine, attablée, les couverts en main. Le succès fut unanime au point que les enfants m’ont demandé d’adresser un message express à Edda : « C’est délicieux !« .

LAPIN CHASSEUR D’EDDA Imprimez cette recette !

Temps de préparation :

20 mn

Temps de cuisson :

1 heure

Pour 4 personnes

Ingrédients

1 lapin d’1 kg coupé en morceaux (sans la tête et les abats)
1 branche de romarin frais
2 gousses d’ail entières un peu écrasées (j’ai ai mis une tête entière !)
1 verre de vin blanc
1 càs de vinaigre (j’ai mis du blanc)
80 g d’olives noires dénoyautées
1 càs de pignons de pin
huile d’olive
sel et poivre

Les étapes

  1. Faire revenir les morceaux de lapin dans une large casserole avec 6 càs d’huile, la branche de roarin, les gousses d’ail. Dès que la viande est dorées sur tous les côtés, saler puis ajouter 1 verre de vin blanc et 2 càs de vinaigre.
  2. Couvrir et faire cuire à feu doux pendant une demie-heure environ.
  3. Ajouter les olives noires et les pignons (ce que je n’ai pas fait, faute de pignons !).
  4. Cuire encore, sans couvercle, pendant 20 mn.
  5. Si besoin, ajouter 4 càs d’eau chaude. La viande doit être colorée recouverte de son jus et se détacher de l’os.
  6. Poivrer. A ce stade, pour remplacer les pignons, j’ai torréfié quelques instants à la poêle, 1 càs d’amandes effilées que j’ai saupoudrée sur le plat.
  7. Servir chaud.

Edda précise in fine qu’on peut préparer ce plat à l’avance et le réchauffer au dernier moment. On peut remplacer le lapin par du poulet.

Lapin chasseur (Coniglio alla cacciatora) d'Edda

Commentaires

  1. Merci infiniment pour cet hommage, je suis très touchée (et toute rouge). 
    C’est moi qui me régale ici et ta photo est si évocatrice :-) Bises et encore merci

  2. Françoise

    Ca donne envie de le manger de suite! :-)
    Mais tu as raison d’aller faire un tour dans ce très beau livre, Edda y a mis ses tripes et il est très réussi!
    Bises et à bientôt. Françoise.

  3. Couturier Christiane

    Hum !!!! accompagné d’une belle polenta, c’est la fin du fin. Merci pour les belles recettes. Un salut de la Toscane.

  4. Une délicieuse recette!! j’ai toujours du mal a manger ces petites betes que je trouve magnifique!! :p Mais je garde ta recette si je change d’avis!! :p
    passe une excellente soirée!

  5. Livre limpide et excellente entrée en matière pour la cuisine italienne avec des recettes phares et ingrédients de base; très bon livre et joli à regarder avec ça !

  6. Belle recette pour rendre un bel hommage. Bravo pour la sensibilité de ta description et les mots mis pour décrire tes sensations. Tu donnes envie de feuilleter et + si affinités ce livre. Bon we et biz bien cordiale

  7. Doria

    C’est un livre que tu me fais découvrir et en plus j’aime beaucoup la cuisine italienne.
    Je cuisine peu le lapin par manque d’idées culinaires à ce sujet. Voici une recette bien savoureuse que tu nous proposes.
    Très bonne journée en ce samedi,Bisous, Doria

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